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Se préparer à l'effondrement.

par Théo 7 Juin 2013, 13:59

Se préparer à l'effondrement.

Dans certains articles de ce site j’attire votre attention sur la nécessité de se préparer à l’effondrement économique, non pas celui à venir mais celui qui est en cours et qui impacte de plus en plus notre mode de vie.

Je voulais partager avec vous différentes réflexions à ce sujet.

L’effondrement économique, c’est quoi ?

L’effondrement économique est un terme facile, réducteur et intellectuellement assez dangereux...Pourquoi ? Parce que le terme d’effondrement renvoi implicitement à un phénomène violent, survenant dans un laps de temps très court, type cataclysme biblique des films catastrophes.. merci Hollywood !

De nombreux exemples à travers le monde nous montre un phénomène plus sournois, moins spectaculaire, simplement plus lent.

En Grèce, par exemple, rien n’a cessé du jour au lendemain. Vous trouvez toujours des hôpitaux (ils sont devenus payants), des transports en commun (moins qu'avant mais toujours là), des policiers (même si maintenant, dans certains cas, vous pouvez les acheter), des supermarché remplis de choses inutiles comme chez nous (dans lesquels les grecs ne peuvent plus acheter faute d’argent)... toutes les apparences de la normalité.

Quels sont les enseignements du cas grec ? Sept ans après le début de la crise, quoi que l’on en dise et en dépit de toutes les difficultés, la Grèce ne s’est pas effondrée en tant qu’État et pays. L’eau coule dans les robinets, l’électricité fonctionne (pour le moment) et le pays n'est pas en guerre civile.

La Grèce, comme laboratoire de ce qui nous arrivera bientôt, nous montre à quel point il ne faut pas se faire avoir par la notion d’effondrement économique et la confondre avec une réalité qui est plus une lente dégringolade, une spirale récessive majeure entraînant les peuples dans la misère.

La déliquescence progressive des structures ne conduit pas, dans l'immédiat, à l’effondrement de la normalité et des structures étatiques.

Un autre problème réside dans les aspects démocratiques qui s’érodent globalement au même rythme que l’économie se délite. A partir de ce constat les États s’adaptent et se préparent à affronter des situations sociales explosives.

Il ne faut pas être un visionnaire pour comprendre que les droits démocratiques dont nous jouissons aujourd'hui ne sont pas adaptés à des situations exceptionnelles. Ce changement de paradigme sera certainement très difficile à admettre (restriction des libertés, restriction du droit de se rassembler pour manifester, contrôle d'internet, écoutes téléphoniques...).

Pour résumer, il y a deux possibilités.

- Soit nous serons confrontés à un effondrement brutal et violent, la grande catastrophe, entraînant ce que l’on appelle une rupture de la normalité (plus de flux d’approvisionnement, coupure des services comme les hôpitaux, les pompiers, l’eau courante ou encore l’électricité, plus d'essence dans les stations...). Dans un tel cas, il y a peu d'échappatoire, tout le monde est touché et impacté plus ou moins fortement (Les grandes métropoles plus que les petites villes, les petites villes plus que la campagne, ceux qui pensent qu'on viendra les sauver plus que ceux qui se seront préparés).

- Soit nous serons confrontés, comme en Grèce ou à Chypre, (ou dans une moindre mesure en Espagne, aux États-Unis et en Italie), à une lente chute économique, sociale et démocratique... menant à une défiance des institutions et à un clivage de plus en plus grand dans la société... ça vous dit quelque chose ?

Contrairement à l’hypothèse de l'effondrement brutal, ce n'est plus un risque collectif mais un risque avant tout individuel. C’est vous ou votre conjoint qui serez sans emploi. C’est vous dont la maison ou l’appartement sera saisi par le banquier. C’est vous qui serez obligé d’aller vous ravitailler à la soupe populaire.

Dans un tel cas de figure, il n’y a pas de rupture générale de la normalité, il n’y a que des ruptures individuelles de la normalité.

L’eau coulera, l’électricité fonctionnera, les stations services seront approvisionnées… mais vous serez privé de ces supports, non parce qu’ils n’existeront plus, mais parce que vous ne serez plus en mesure de vous les payer.

La véritable bombe du système bancaire mondiale : 700 000 Milliards d'endettement.

La véritable bombe du système bancaire mondiale : 700 000 Milliards d'endettement.

Les quatre exemples à avoir en tête lorsque l’on parle de préparation

Il existe de très nombreux exemples de crises plus ou moins violentes et durables. Après de nombreuses années de reportage dans des zones politiquement et économiquement instables, je sais de quoi je parle, j'ai vu de mes propres yeux des populations confrontées à des évacuations en urgence, sans bagage, au mieux ramassées par des convois humanitaires mais le plus souvent simplement jetées sur les routes. En général, ils perdent tout !

Voici les quatre grands évènements qui peuvent nous servir de référence pour notre préparation :

- La faillite de l’Argentine en 2001, pays développé et civilisé, dont la crise relativement récente donne un excellent aperçu de ce que peut être un effondrement économique rapide et brutal et de ses conséquences sur la vie quotidienne (banques fermées, comptes bloqués, magasins pillés, des milliers de gens expulsés de leur logement et se retrouvant à la rue...le tout en 24 heures chrono !), ça c'est un effondrement massif, généralisé et brutal. ici en lien un excellent article du DEVOIR qui résume la situation.

Se préparer à l'effondrement.

- La crise grecque depuis 2007, soit déjà sept années de difficultés arrivant par palier, progressivement. Dans ce cas, nous sommes dans une déliquescence sans rupture de la normalité, mais avec désormais 60 % de gens sans emploi, des difficultés réelles pour réussir simplement à se nourrir et alimenter sa famille et ses enfants. Sans parler de l’accès aux soins... et d'une crise démocratique pouvant faire basculer le pays dans un scénario catastrophique (type ex-Yougoslavie).

Se préparer à l'effondrement.

- La crise chypriote, qui nous donne l’illustration parfaite de ce qui va se passer concrètement chez nous lorsqu’il faudra renflouer à nouveau les banques. Ponctionner les épargnants directement sur leurs comptes bancaires deviendra une norme européenne (le décret permettant ce "hold-up légal" a déjà été adopté au parlement lors de la dernière loi de finance européenne en juillet 2013).

Malgré tous les plans de sauvetage envisagés les banques, dans leur forme actuelles ne pourront pas survivre à leur endettement hallucinant… 700 000 milliards de dollars à l'échelle de la planète ! mais avant leur effondrement, les titulaires de compte seront mis à contribution puis ruinés, les comptes seront engloutis dans le tourbillon gigantesque qui entrainera le système financier mondiale dans le plus grand crack de l'histoire.

Se préparer à l'effondrement.

- L'ouragan Katrina à la Nouvelle-Orléans aux USA (qui n’est certes pas un exemple d’effondrement économique) mais c’est l'évènement récent qui nous montre le mieux ce qu’est une rupture majeure de la normalité (et pas dans un pays du tiers monde). Plus de services, plus d’État, plus d’approvisionnement, plus de sécurité (pour ne pas dire une situation d’anarchie totale), dans ce cas… le seul secours que vous auriez serait uniquement votre préparation et vos proches !

Se préparer à l'effondrement.
Définir à quoi on veut se préparer !

C’est l’une des questions clefs pour bâtir sa réflexion dont il pourra, par la suite, découler logiquement des actes de préparation concrets.

- Se préparer à un effondrement brutal va nécessiter en particulier un stockage très important de ressources permettant de pallier une rupture massive des approvisionnements et une situation de pénurie durable et généralisée (nourriture, eau, savons, bougies, médicaments, papier toilette...)

- Se préparer à un lent délitement va nécessiter moins de préparatifs « techniques » mais va plutôt se concentrer sur la préparation d'une base solide (dans tous les sens du mot) et pouvant relayer sur le long terme le manque de services ou de biens (un potager, des poules, un puits...), en bref un Refuge Autonome Sécurisé (RAS) (voir l'article sur l'évacuation).

Dans les deux cas je considère que la responsabilité individuelle est une valeur essentielle (l'Autonomie, le A dans ARTS), on constate trop souvent les mêmes commentaires : «Mais que fait l’État pour venir m’aider ? »

L’État ne peut déjà pas grand-chose lorsqu’il y a simplement un mètre de neige ou encore 2 mètres d’eau (La force publique vient en support, si elle le peut encore, en déclarant l'état de catastrophe naturelle par exemple mais cela se produit toujours après l'évènement, en attendant, face aux éléments vous êtes seul).

Je me souviens de la tempête en décembre 1999, dans mon village, nous sommes restés trois semaines sans électricité (dernier village du département relié au réseau), mon grand-oncle avait ressorti sa lampe à pétrole, son réfrigérateur était redevenu un placard et au bout de 22 jours il ne s'était pas aperçu du retour de l'électricité, il s'était adapté et avait retrouvé ses réflexes de vie quotidienne qu'il avait connu pendant la guerre...cela m'a beaucoup appris sur notre capacité de Résilience (le R dans ARTS.) et finalement je garde de cette période un sentiment étrange et presque nostalgique, tout le monde donnait un coup de main pour tronçonner, déblayer, nettoyer, on passait tous les soirs chez les personnes âgées pour vérifier si tout allait bien, on vivait avec le soleil, on se couchait tôt, on lisait à la lueur des bougies... une parenthèse dans nos vies rapides et inconscientes.

Ce qui suit n'a pas la prétention d'être un modèle (de toute façon il n'y en a pas) mais seulement de vous exposer les solutions que j'ai mis en œuvre, à titre d'exemple, et pour susciter un débat qui pourra s'avérer constructif pour chacun.

Et maintenant... que vais-je faire ?

Mon scénario est le suivant, j’ai 40 ans passé , je vis avec ma femme et j'ai deux enfants. Je considère (non en fait je sais) que notre retraite sera presque inexistante.
Dans le pire des cas, nous serons, avant ce problème de retraite, confrontés à un effondrement économique violent et brutal (20 à 30 % de probabilités) ou plus vraisemblablement à une lente déliquescence économique qui a évidemment déjà commencé (60 % de chances). J’estime à 20 % de chances (c'est peut-être trop optimiste) le fait que nous réussissions à traverser les temps troublés qui s’annoncent sans problème !

L’idée est donc d’organiser notre vie (maison et RAS - voir l'article sur l'évacuation-) en fonction de ces anticipations.

Nous vivons dans une petite maison au cœur d'une ville de province (30000 habitants + 30000 autres dans l'agglomération).

Nous avons un RAS à la campagne (40 kilomètres) nécessitant de gros travaux mais avec un gros potentiel (de la terre fertile et saine, une rivière, un puits et des murs solides). Le RAS a été acheté sans crédit, nous sommes vraiment chez nous.

Il faut distinguer les ressources de court terme (ce que nous avons en stock), avec les ressources durables et pérennes. C’est donc dans cette optique que nous mettons en place progressivement un potager et bientôt un poulailler.

Nous disposons de plusieurs cheminées et d’un poêle à bois avec quelques stères d’avance.

Bref, en cas de coup dur, en cas de retraite trop faible, ou pour tout autre cas que nous n'aurions pas prévu (surtout pour ceux là d'ailleurs) nous pourrons vivre dans notre RAS de façon simple mais décente sans que cela ne nécessite des revenus importants. Nous ne serons jamais autosuffisants et l’autarcie n’est pas un concept que nous visons, ne serait-ce parce que l’homme est un animal social et qu’il a besoin de contact humain (attention au syndrome Robinson). La structure du village où se trouve notre RAS est basé sur l'entraide depuis toujours, ce n'est pas un village dortoir et il a toujours une âme... c'est une grande chance.

Je considère donc qu’il s’agit d’une préparation « à spectre large » nous permettant de répondre à la plus grande majorité des situations… mais comme toute préparation, ou comme toute stratégie, seule l’épreuve des faits nous permettra de dire si cela était pertinent ou pas... qui vivra verra !

En attendant, grâce à notre RAS, nous avons la chance de pouvoir prendre l’air le week-end, en attendant nous pouvons profiter d’une maison pour nos vacances et voir les enfants courir et apprendre à faire du canoé... en attendant !

Le bonheur et le plaisir !

Voir le monde tel qu’il est, voir les risques tels qu’ils sont, doit nous rendre plus forts, plus responsables pour nous et nos proches, plus solides, plus prudents, mieux formés (l’acquisition de techniques et de savoir-faire est essentielle) mais sans jamais nous faire oublier pourquoi nous souhaitons anticiper !

Nous souhaitons anticiper car nous voulons protéger ceux que nous aimons et nous voulons protéger leur capacité et la nôtre à accéder au bonheur.

Dans nos préparatifs pour affronter la tempête qui vient, n’oublions pas que cela peut être et doit être aussi une source de plaisirs partagés, du fait de profiter de son potager au plaisir de faire des choses avec ses enfants, d’apprendre de nouvelles techniques et d’enrichir nos savoirs, tout cela peut donner du sens, et au bout du compte du bonheur !

Cet article n'est pas, je le répète, un modèle de préparation, mais simplement un aperçu de ce que j'ai mis en œuvre pour ma famille.

Je serai ravi que chacun donne son opinion, réagissez, débattez, apportez vos solutions...

Merci de votre attention.

Et enfin un autre exemple comtemporain d'effondrement plus lent mais tout aussi implaccable :

Le cas de la ville de Detroit dans le Michigan

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commentaires

duke 23/02/2016 04:20

Oups ! Message parti sans avoir le temps de relire...
La fin de la phrase coupée était: "...en croisant les doigts pour que l'eau ne finisse pas par envahir le dit trou..."
Pour en revenir aux problèmes d'effondrements quels qu'ils soient, je mesure, chaque fois que j'envoie un article ou une vidéo à mes "cons-tacts" (c'est dit gentiment) concernant acrimed, les divers scandales financiers, l'incompétence crasse de nos politiques ou bien des lectures sur retour à une vie plus simple (je ne parle même pas de préparation à quoi que ce soit ! Oulala !) , je mesure donc à quel point les gens sont peu au fait de ce qui risque de finir par leur tomber sur le museau... Et pourtant mes tentatives furent nombreuses et plutôt amenées en douceur. Sur 50 contacts: 1 réaction en moyenne !
C'est déjà bien me direz vous mais j'ai finalement la sensation de m'exclure lentement...
...Alors que je cherche l'effet inverse...
Je vis sur l'ile de la Réunion depuis 3 ans maintenant. Acquisition d'une RAS (Idem que la BAD chez les survivaliste ?) en cours mais prix exorbitants et grosse reflexions sur la pérénité de la chose en cas de retour en France ?
But principal de l'opération pour le moment. Ne rien laisser aux banquiers !
Merci encore et à bientôt.

Theo/ART SURVIE 23/02/2016 11:05

Bonjour Duke et merci pour ce post très argumenté ! En fait tu touches du doigt la limite de ma démarche... je m'explique : J'ai créé ce blog pour tenter de faire prendre conscience de la situation (economique, ecologique, sociale, educationnelle....) en pronant l'autonomie, mais je me suis rendu compte que cela ne résonnait que très peu en fait... cela fait plusiuers mois que j'ai "laissé tomber" ART SURVIE pour me consacrer entièrement à ma propre préparation (mon RAS est maintenant autonome en eau -filtres pour 4 années-, en chaleur -poeles à bois-, en cuisine -cuisinière à bois-, en nourriture-jardin et poulailler- ) je vis maintenant en "presque" autonomie, j'ai entrepris une formation en boulangerie traditionnelle pour créer une boulangerie au sein de ma communauté et pouvoir recréer du lien avec les 450 habitants de mon village... bref je m'occupe de moi et de ma famille (un peu élargie) et j'ai laissé le soin à d'autres personnes plus motivées de créer des blogs, de vouloir"sauver le monde malgré lui"... Ton commentaire m'a donné envie de reprendre un peu la plume, mais je crois que c'est à chacun de trouver sa voie dans l'autonomie. Merci du temps que tu as pris pour écrire. Cordialement. Théo

duke 23/02/2016 04:06

Bonjour. Comme le signale un des commentaires, étonnant de ne pas avoir plus de fréquentation ni donc d'intérêt pour votre site.
Les gens sont trop absorbés. En tous cas il me semble qu'ON fait tout ce qu'on peut pour qu'ils le soient...
Il n'y a qu'à lire les réflexions de Chomsky dans l'article sur Détroit pour finir de s'en persuader.
Je me suis découvert "survivaliste" il y a peu de temps même si je faisais des choses en rapport avec ce mouvement ou les idées qu'il véhicule depuis bien longtemps.
Mon passage à Wallis et Futuna et surtout les dégats causés par un cyclone la dernière semaine de notre séjour (4 ans) ont réveillé quelque chose en moi. Je ne voulais plus subir ce genre , ou d'autres évènements comme un rat enfoui dans son trou en croisant les doigts pour que l'eau n'enva
Je tiens d'abord à vous remercier pour le travail que vous faites. Après de nombreuses recherches, votre site m'a beaucoup aidé quant à l'achat de mon filtre à eau

Jack 03/02/2015 10:05

Superbe article, étonnant d'ailleurs de voir la relative faible fréquentation (malheureusement) de ce site magnifique!
Au niveau délitement bancaire pour cause de dette qu'un esprit humain ne peut véritablement comprendre, quels seraient vos conseils ? Je veux dire, ce n'est pas envisageable de planquer son argent sous son oreiller ni de l'enterrer dans le jardin! Merci d'avance et merci encore pour ce site, il est d'utilité publique !
Jack

Théo/ARTS 03/02/2015 18:45

Bonsoir et merci pour votre message. Pour contrer le délitement bancaire... dont le bouquet final approche à grand pas (ce n'est que mon opinion...) je ne conais qu'une méthode valable : Le RAS (une maison à la campagne sur un lopin de terre et de l'eau pas loin)... je ne crois pas , en effet, au vertu de l'or enterré dans le jardin... "quand le sang coule dans les rues, il faut investir dans la pierre". Bonne soirée.

Survivaliste du sud 10/08/2014 19:17

Article intelligent qui décrit parfaitement les divers ruptures.
J’adhère complétement à la rupture "molle", le délitement lent qui peut à peut nous gangrène.
Je suis dans le même cas que toi au niveau familial avec 10 ans de plus (hélas, lol). Donc je n,'ai qu'une maison (déjà pas mal) dans une zone entre ville et campagne que je prépare tant au niveau matériel que supports autonomes (puits, cheminé, réserve alimentaire, ....).
Je m'intéresse aux énergies alternatives mais la mise en place est compliqué, bref bref: on se prépare .....
Je vais te suivre sur Youtube et sur ton site, bonne continuation.
@+

Survivaliste du Sud (Chaine YouTube)

Théo/ARTS 10/08/2014 21:07

Salut et merci pour ton message. Je vais aller voir également sur ta chaine youtube, n'hésites pas à poster des retours d’expérience de ta recherche d'autonomie et de préparation... elles seront les bienvenues sur le blog. A bientôt.

DB 10/02/2014 12:16

Bonjour,
Article très instructif ! Mais les personnes sans possibilités d'avoir un RAS, que doivent elles préparer en cas d’effondrement ? cordialement.
Didier

DB 10/02/2014 18:42

On peut trouver un coin tranquille pour planter sa tente, dans un bois ou une forêt à l'abris des regards, seul un feu pourra vous faire repérer, sauf vous savez y faire. Ce qui m'inquiète, c'est d'avoir un pied à terre fixe, un poulailler, un potager, qu'il faudra défendre durement, l'homme qui a faim est prêt à tout pour se nourrir ou nourrir sa famille, la convoitise sera grande ! Mais je suis d'accord avec vous, pour loger une famille rien ne vaut une habitation conséquente.

Théo/ARTS 10/02/2014 16:57

Tout ce que vous dites est vrai.. malheureusement ! Dans le sac 72h il faut un duvet, une popote et de quoi faire un abri mais si vous n'avez nulle part où allez, ça ne sert à rien. Je ne suis pas financièrement à l'aise (même pas du tout) mais j'ai fait des priorités dans ma vie. Un RAS à la campagne n'est pas forcément une maison secondaire (comme on l'entend habituellement) une grange à aménager, une cabane sur un terrain... c'est déjà un RAS. ces investissements ne sont pas onéreux aujourd'hui... mais demain !!!

DB 10/02/2014 16:52

En fin de compte, une mort lente et douloureuse, et la prière......Plus sérieusement, seuls qui financièrement sont à l'aise et on pu acquérir un lopin de terre s'en sortiront mieux. Mais la grande majorité des gens sont des gens sans lopin de terre, sans résidence secondaire etc...... Un BOB, sac 72 h c'est très bien, mais avoir une tente, un duvet, de quoi faire un feu et une popote permette de tenir un certain temps, moyen ou long, un abri de fortune comme une tente peut sauver. Et les amis, en temps de crise....

Théo/ARTS 10/02/2014 12:40

En cas de troubles économico-socio-civils, pour ceux qui n'ont pas de RAS et qui vivent en ville.. il reste la prière (pour les croyants) et plus sérieusement avoir un BOB à porter de main... voir l'article sur le sac 72 h et avoir un réseau d'amis (de vrais) pour vous accueillir . Mais faire tout ce qui est en votre pouvoir pour reconquérir de l'autonomie (même un minimum) sera toujours mieux que rien du tout !

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